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2006/10/06 |
Une approche durable pour l’entreprise : viser consciemment la durabilité
Notes pour une allocution prononcée par Richard B. Evans, président et chef de la direction, Alcan Inc. au Forum Banff, à Mont-Tremblant, Canada, le 6 octobre 2006
Merci de votre aimable présentation. Permettez-moi d’ajouter que j’ai été très intéressé par les commentaires de M. Ramadan il y a quelques minutes.
Je voudrais aussi remercier les organisateurs du Forum Banff de leur invitation à participer aux discussions stimulantes de cette semaine.
Au nom d’Alcan, entreprise qui est fière d’avoir ses racines au Québec, je voudrais vous souhaiter la bienvenue dans notre région du Canada.
L’occasion nous est offerte aujourd’hui de communiquer avec un vaste auditoire de nouveaux leaders dynamiques du Canada – qui se consacrent à des questions allant au-delà du quotidien – sur le futur à long terme de notre pays et de nos collectivités.
À cet égard, j’estime qu’il n’y a pas de concept associé plus clairement au thème de cette conférence que la durabilité.
Il est vrai que j’ai déclaré que les entreprises canadiennes sont trop provinciales et ne sont pas assez tournées vers l’extérieur, mais la question précise qui nous est posée cet après-midi est de savoir si le Canada est bâti pour durer. Comme toutes les «grandes» questions, celle-ci peut être abordée selon diverses perspectives.
Politiquement, la question de l’unité reste toujours à l’ordre du jour. On en parle plus ou moins selon le moment, mais cela reste un sujet de grand intérêt – particulièrement ici, au Québec.
Économiquement, pouvons-nous continuer à croître et à répondre aux attentes de plus en plus élevées en matière de niveau de vie, c’est-à-dire du PIB per capita? Ou sommes-nous en train d’hypothéquer notre avenir en maintenant une productivité insuffisante?
Du point de vue de l’environnement, sommes-nous en mesure de contrôler et de réduire le tort que nous causons à la terre, à l’eau et à l’air? Ou sommes-nous devenus de tels exploiteurs que nous avons dépassé la capacité de l’environnement à se regénérer? Je suis sûr qu’il existe d’autres façons d’aborder la question. Mais ce sont ces trois-là qui me viennent à l’esprit.
Permettez-moi de commencer par expliquer ce que nous voulons dire exactement par «durabilité», ou «sustainability» en anglais.
Voici la traduction de la définition de «sustainability» dans Wikipedia. J’utilise cette définition comme une représentation du consensus mondial : «concept général relatif à la continuité des aspects économiques, sociaux, institutionnels et environnementaux de la société humaine, ainsi que de l’environnement non humain. Vise à être un moyen de configurer la civilisation et l’activité humaine afin que la société, ses membres et ses économies soient en mesure de répondre à leurs besoins et d’exprimer leur plus grand potentiel dès maintenant, tout en préservant la biodiversité et les écosystèmes naturels, et de planifier et d’agir en fonction de la capacité à maintenir ces idéaux à très long terme».
C’est un peu long, mais il fallait s’y attendre, avec un milliard de «collaborateurs» en ligne!
Une définition plus classique nous ramène aux mots de la Commission Brundtland en 1987 :
«un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs…». Cela me convient.
La Commission Bruntland a créé une nouvelle thèse selon laquelle les considérations économiques et environnementales doivent être intégrées dans un nouveau Contrat mondial qui tendrait vers une meilleure équité. Même si la durabilité est devenu une notion omniprésente, j’ai l’impression que nous avons tous notre définition personnelle. Si chacun des participants ici présents devait donner un exemple concret de la durabilité, je crois que la liste serait très diversifiée.
Permettez-moi d’emprunter deux définitions à deux membres de ma famille. Il s’agit de deux points de vue très personnels.
La première définition est celle de ma fille de 30 ans. Elle travaille à San Francisco dans une école où les élèves proviennent pour la plupart de groupes minoritaires à faible revenu, et on peut dire qu’elle adore ce qu’elle fait. Pour elle, la durabilité, c’est de voir ses élèves se rendre jusqu’à l’université et y obtenir un diplôme. Elle croit que la promesse de meilleures perspectives économiques et sociales pour les enfants – et leur famille – est la définition la plus significative de la durabilité. Je trouve cela très convaincant et je suis, bien entendu, très fier de ma fille et de ce qu’elle accomplit.
Il est normal que ma sœur, elle, ait une définition quelque peu différente. Elle gère une ferme forestière familiale en Oregon. Si elle est en mesure de planter plus d’arbres de semis que le nombre d’arbres qu’elle a récoltés – et si, en plus, elle peut maintenir la diversité naturelle des espèces, elle sent qu’elle a fait sa part. Les forestiers appellent ce concept «foresterie à rendement soutenu».
Si je cite ces deux exemples, c’est pour faire comprendre que la durabilité est – et devrait être – une notion très concrète et très personnelle.
Elle se manifeste de diverses façons dans des circonstances différentes. Elle se réalisera selon des choix différents faits par des personnes et des organisations diverses.
Ce sont des choix réels aux conséquences bien réelles.
Pour une grande multinationale comme Alcan, le défi est de savoir comment traduire une réalité aussi diversifiée et aussi vaste.
Nous nous efforçons de trouver une définition commune pouvant mener à des actions concrètes. De plus en plus, les tendances, les problèmes et les impacts environnementaux et sociaux affectent les entreprises. Ce qui était considéré auparavant comme des questions ou des tendances isolées – et même des «coûts externes» – fait maintenant partie de la réalité des affaires.
L’influence de ces développements sur les marchés de consommation peut être importante. Il faut savoir bien les juger si on veut comprendre le contexte dans lequel évolue notre Société – ou n’importe quelle entreprise.
C’est pourquoi, chez Alcan, nous avons tenté d’améliorer les définitions typiques de la durabilité qui ont été adoptées par beaucoup de nos collègues dans les entreprises, soit «être responsable socialement» ou «éviter de nuire à l’environnement».
En tant qu’entreprise commerciale, nous savons que notre définition doit tenir compte des intérêts de nos actionnaires, de nos clients, de nos fournisseurs et de nos employés – et doit aller dans ce sens.
À mon avis, il n’y a pas de définition pertinente qui ne reconnaisse le besoin de réaliser ou de dépasser notre coût du capital à long terme. C’est la définition standard de la «durabilité» dans les marchés financiers actuels. Chez Alcan, par conséquent, la durabilité est un aspect fondamental de notre stratégie d’affaires et non un slogan de relations publiques. Voilà pourquoi notre définition de la durabilité est fondée sur la maximisation de la valeur pour le bénéfice de toutes nos parties prenantes. C’est notre raison d’être, notre objectif directeur. Et cet objectif est toujours mis en œuvre parallèlement à – et non pas malgré – des considérations environnementales, économiques et sociales.
Ce qui m’amène à parler des raisons pour lesquelles nous prenons la peine d’agir ainsi.
Pour faire court, je pourrais dire qu’il s’agit pour nous à la fois de la bonne chose à faire et de la chose intelligente à faire. Intelligente parce que les stratégies d’entreprise durables sont celles qui répondent aux intérêts multiples des parties prenantes à long terme. C’est exactement ce que vise la durabilité.
C’est aussi une attitude d’avenir. La durabilité doit viser à répondre aux besoins futurs tout autant qu’aux besoins actuels. Elle nécessite de nouvelles approches, des solutions innovatrices et des partenariats plus solides. Tout cela, bien exécuté et bien géré, crée de la valeur.
La durabilité est aussi la bonne chose à faire. Si on se soucie de notre monde, de la qualité de vie dont hériteront nos enfants et de notre capacité à aider les plus démunis, on ne peut pas faire autrement que de travailler dans le sens de la durabilité.
Sachez-le, chez Alcan, nous nous soucions de toutes ces questions. Et nous en sommes fiers. Mais n’oublions pas qu’il s’agit aussi d’une attitude favorable aux affaires… ce dont nous nous soucions tout particulièrement.
Jusqu’à maintenant, j’ai défini la durabilité et j’ai expliqué pourquoi il faut s’en préoccuper. Mais l’élément le plus important, celui que n’abordent généralement pas les rapports sur la durabilité, la rhétorique des ONG ni la réglementation politique, c’est la façon d’y parvenir. Nous comprenons tous au moins la notion générale de la durabilité et, d’une façon instinctive, nous sommes en faveur de la durabilité pour les bonnes raisons, mais peu d’entre nous sont capables de l’appliquer de façon pratique.
La question essentielle est : «Comment?» Comment mettre en œuvre la durabilité? Comment nous assurer qu’elle est appliquée d’une façon qui permette d’atteindre une valeur maximale? Comment travaillons-nous à la fois en faveur de la rentabilité et d’un monde meilleur? Ayant passé 37 ans du côté «opérations» de notre industrie, c’est le «comment» qui me préoccupe. Parce que c’est là où se trouve la vraie différence. La différence entre les paroles et les actes. Entre une approche qui est faite pour durer et une approche qui est faite pour impressionner.
Le Forum accorde beaucoup d’importance à l’échange ouvert d’idées; permettez-moi donc d’être tout à fait transparent sur ce point. Les entreprises n’ont pas encore de réponse complète à la question «Comment?». Les gouvernements non plus. Les ONG non plus. Personne d’entre nous non plus. En réalité, nous apprenons sur le tas.
Cela ne veut pas dire que nos efforts actuels ne sont pas valables ou qu’ils ne sont pas ambitieux. Mais nous devons encore découvrir la façon d’intégrer la durabilité à toutes nos pratiques commerciales.
Nos employés n’ont pas de guide de référence exhaustif à ce sujet. Nous sommes encore en train de l’écrire. Et nous en avons encore beaucoup à apprendre. Il est évident pour moi que la première étape est la sensibilisation – et, avec elle, la communication. Comme je l’ai appris dès le début de ma carrière, il n’y a pas de changement qui ne soit précédé d’insatisfaction. Mais la communication toute seule ne crée pas de changement global. En fait, si on insiste trop, on risque plutôt d’obtenir une réaction de ressentiment et de rejet.
Selon moi, beaucoup trop d’efforts liés à la durabilité – qu’ils proviennent des ONG ou des entreprises – en sont encore à cette phase. Chez Alcan, nous sommes déterminés à avancer, à avoir une meilleure compréhension de la question, ce qui entraînera l’acceptation, l’engagement et l’action. Pour y parvenir, nous avons défini huit secteurs précis où nous pouvons plus facilement effectuer des changements.
En un mot, nous voulons absolument bien faire les choses… et nous devons constamment nous demander ce que cela signifie à court terme et ce que cela signifie à long terme. Nous examinons ce que nous faisons et ce que les autres font. Nous suivons les orientations théoriques et la réglementation. À bien des égards, nous sommes en train d’investir dans le concept de la durabilité. Ce travail porte souvent, en pratique, sur les opérations et les systèmes. Il est parfois peu prestigieux et presque toujours difficile. Mais il est très gratifiant parce que nous construisons quelque chose qui est fait pour rester. Nous créons l’Alcan de l’avenir. C’est ce qui m’encourage comme nouveau chef de la direction d’Alcan et ce qui me rend fier des valeurs de notre Société et des actions qu’elle entreprend.
L’une de nos façons d’apprendre, bien sûr, est d’identifier les meilleures pratiques – en étudiant les exemples de succès afin de pouvoir les appliquer ailleurs. Permettez-moi de citer plusieurs exemples provenant de nos quatre groupes.
Je voudrais d’abord décrire une pratique exemplaire mise en œuvre à notre établissement de Gove situé dans le Territoire du Nord de l'Australie. L’usine est construite sur des terres appartenant à des autochtones et son expansion – qui doit être terminée en 2007 – a pu se faire grâce au partenariat unique élaboré entre notre Société et les propriétaires traditionnels.
En travaillant avec la Yothu Yindi Foundation, groupe local sans but lucratif, l’usine Gove d’Alcan a conçu, financé et donné un cours de sensibilisation interculturelle qu’ont suivi la presque totalité de nos 1 000 employés, 1 200 personnes de la population locale et Yolgnu, ainsi que 1 500 employés participant à des projets dans toutes les régions de l’Australie. On connaît maintenant mieux l’histoire, la langue et les habitudes culturelles des propriétaires traditionnels. Ceux-ci, pour leur part, comprennent mieux notre rôle dans la collectivité et se rendent compte que nous respectons leurs traditions, y compris le bon usage de leurs terres. D’un point de vue d’affaires, les avantages sont également évidents. Non seulement les Yolgnu nous ont accordé le permis d’exploitation sur le plan social, nécessaire au fonctionnement de notre usine Gove, mais la valeur des relations harmonieuses employés-collectivité se trouve constamment réalisée.
La deuxième pratique exemplaire dont je voudrais vous parler porte sur un aspect plus classique de la durabilité : des produits techniquement innovateurs et sans danger pour l’environnement. Vous connaissez sans doute déjà les avantages de l’utilisation de l’aluminium dans la fabrication des voitures. Ce changement révolutionnaire dans l’industrie automobile augmente les normes de sécurité, réduit le poids des véhicules et diminue les émissions de gaz à effet de serre en incorporant des matériaux appelés à être recyclés plus tard. Une tonne d’aluminium peut remplacer 2,5 tonnes d’acier, ce qui évite 20 tonnes d’émissions de CO2 pendant la durée de vie de la voiture. Vous pouvez imaginer l’ampleur de l’impact si les constructeurs automobiles nord-américains suivaient l’exemple des entreprises européennes et fabriquaient des véhicules contenant plus d’aluminium et offrant un meilleur rendement énergétique. Mais toutes les innovations n’ont pas à être aussi importantes pour être significatives.
Un exemple nous vient de nos employés de l’usine Singen d’Alcan en Allemagne, où nos spécialistes en R et D ont élaboré des composantes essentielles pour le cuiseur solaire le plus prometteur au monde. Les cuiseurs solaires sont relativement simples et très pratiques. Incorporant de la tôle d’aluminium brillante, ils produisent de l’eau potable pour les habitants des pays en développement en faisant bouillir l’eau grâce à la chaleur du soleil. De cette façon, on n’a pas besoin de brûler du bois ou d’autres combustibles dommageables pour l’environnement. À la suite du tsunami en Asie du Sud-Est, nous avons fait don de plusieurs tonnes de tôle novatrice Solar Surface de l’usine Singen d’Alcan, assez pour fabriquer 900 cuiseurs solaires. Et cette année, dans le cadre de deux projets, nous distribuerons les matériaux permettant de fabriquer 15 000 unités.
Le résultat? Moins de déforestation. De l’eau potable plus sûre. Et moins d’émissions de gaz à effet de serre. Pour Alcan, la satisfaction profonde d’être associée à de tels résultats est accompagnée d’avantages économiques potentiels. Les crédits de réduction des émissions de gaz à effet de serre que nous gagnons peuvent être utilisés pour compenser les émissions de la centrale électrique Singen d’Alcan et, à mesure que les cuiseurs solaires se feront mieux connaître, les ventes et la demande de produits à surface solaire ont des chances d’augmenter.
Notre prochain exemple vient du Cameroun et concerne la bataille que nous avons menée avec les fournisseurs de soins de santé pour combattre la tragédie que représentent le VIH et le sida. En 1986, quand le virus du sida a commencé à se répandre comme une maladie encore mystérieuse, Alcan – alors Pechiney – détenait une participation de 50 % dans une usine d’électrolyse appelée Alucam. Au début des années 1990, 15 % de nos employés avaient eu des résultats positifs aux tests de dépistage du VIH ou du sida. Alucam a lancé un programme complet et intégré qui a permis de traiter plus de 3 000 Camerounais jusqu’à maintenant. Nous avons distributé des préservatifs, administré des tests anonymes et assumé le coût de la thérapie antirétrovirale. Les résultats de cet effort toujours en cours ont été spectaculaires. En 2005, le taux d’infection chez le personnel avait diminué pour atteindre 3,5 % et le taux d’infection dans la communauté locale avait également été réduit.
Il est évident qu’une force de travail en bonne santé est plus productive. Mais quand nous parlons des occasions de faire «la bonne chose», je ne peux pas penser à un meilleur exemple. Nous avons fait connaître le modèle de prévention et de traitement proactifs à d’autres entreprise, aux Nations Unies et à d’autres établissements d’Alcan.
Le dernier exemple que je voudrais citer concerne la responsabilité à l’égard des produits. Il s’agit dans ce cas de notre groupe Emballages. Il y a environ cinq ans, deux enfants sont morts dans deux cas distincts parce qu’ils avaient réussi à ouvrir des contenants d’un médicament appelé Paracetamol. Il a fallu concevoir un emballage plus sécuritaire mais qui ne soit pas trop résistant, afin de ne pas décourager les personnes agées et de ne pas trop avoir à augmenter le prix du médicament. Chez Emballages Alcan – alors Alusuisse, notre unité de R et D a élaboré rapidement le matériel Guardlid à l'épreuve des enfants pour les opercules d'emballages thermoformés. Cette conception plus sûre a entraîné des avantages importants, comme une plus longue durée de conservation, l’utilisation plus facile d’une dose à la fois et une meilleure conformité des patients à la posologie. En conséquence, cet emballage a fourni au marché un produit supérieur et plus sûr, qui est également devenu la norme de l’industrie. Et Alcan a augmenté sa part de marché de façon importante.
Ces exemples démontrent l’engagement d’Alcan à transformer les déclarations sur la durabilité en résultats concrets. Nous sommes fiers de toutes ces situations et de nombreuses autres qui démontrent le leadership de nos employés. Cependant, j’ai admis plus tôt que nous en sommes encore aux premières étapes. Même si nous éprouvons de la fierté, nous savons que de nombreuses solutions sont ponctuelles et constituent une réponse à une situation plutôt qu’un processus global et proactif.
On découvre un problème. On trouve une solution, souvent novatrice. Mais il s’agit d’un processus isolé et «sur mesure». Je trouve que c’est une approche insuffisante pour l’avenir. Nous souffrons de lacunes au niveau de la mise en œuvre. À titre de chef de la direction d’Alcan, je crois que nous devons y remédier en adoptant ce que j’appelle le principe des «conséquences visées». C’est un principe qui considère l’objectif de durabilité comme une question philosophique ET une question pratique, comme un moyen de produire une plus grande valeur. Nous voulons que la durabilité soit adoptée systématiquement dans toute notre organisation, dans tous les secteurs d’exploitation, dans les 60 pays où nous sommes établis et à toutes les étapes de la production.
Bien sûr, le secteur privé ne peut pas agir tout seul. On ne peut trop insister sur le rôle essentiel des politiques publiques dans la réalisation des «conséquences visées» de la durabilité. Les gouvernements et la réglementation peuvent encourager les entreprises soit à réussir soit à se dérober. Je préfère les mesures incitatives visant à déclencher des changements positifs plutôt que les pénalités – qui peuvent trop facilement être intégrées aux anciennes pratiques comme un nouvel élément de ce qu’il en coûte pour faire des affaires. Nous avons besoin de bonnes lois que nous serons obligés de respecter.
Dans cette optique, je soumets l’idée que le défi et la solution sont assez semblables pour le Canada et pour notre Société. Comme le Canada, nous tirons une grande partie de notre force des ressources naturelles et de la valeur que nous pouvons élaborer à partir de ces ressources. Comme le Canada, nous avons une perspective internationale : nous nous inspirons des points forts de toutes les personnes et de tous les endroits que nous fréquentons dans le monde. Comme le Canada, nous sommes déterminés à réussir dans un monde plus compétitif et plus connecté en restant indépendants et novateurs, tout en créant des liens avec une économie mondiale qui évolue rapidement.
Pour Alcan et pour le Canada, la durabilité n’est pas un obstacle. C’est une voie – je dirais même la seule voie – vers un brillant avenir. Merci.
Si vous voulez connaîtres les réalisations d’Alcan en matière de durabilité à ce jour, lisez notre Rapport sur la durabilité 2006 qui se trouve à l’adresse Web suivante : http://www.publications.alcan.com/sustainability/2006/fr/pages/index.html.
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