Jonquière, Québec Le dépôt d'un avis de projet au ministère de l'Environnement du Québec permet à Alcan de franchir une nouvelle étape dans la construction éventuelle d'une usine de traitement de la brasque usée à Jonquière.
«L'objectif d'Alcan, explique Richard Yank, président du Groupe Alcan Métal primaire, Québec et Sebree, est de trouver la meilleure alternative à l'entreposage de la brasque usée. Notre intention est de traiter la brasque que nos usines d'électrolyse génèrent et de réduire progressivement les quantités déjà entreposées. Nous voulons non seulement traiter la brasque usée afin de la rendre inoffensive pour l'environnement, mais nous visons aussi à valoriser les sous-produits contenus dans cette brasque.»
Mais avant de prendre la décision de construire une usine de traitement de la brasque, d'autres phases importantes devront être complétées, dont celles des études techniques et d'impact environnemental, de la consultation des publics intéressés et de l'obtention des autorisations gouvernementales.
«Au cours des prochains mois, précise Richard Yank, Alcan réalisera, à l'aide de la directive émise par le ministère de l'Environnement, des études techniques et d'impact environnemental afin de s'assurer que le procédé choisi pour le traitement de la brasque usée représente la meilleure solution pour l'entreprise et pour la communauté, qu'il soit viable économiquement, qu'il utilise des technologies garantissant des opérations efficaces et sécuritaires et qu'il rencontre les exigences environnementales actuelles et futures.»
Ces études pourraient s'échelonner sur environ deux ans et seront sous la responsabilité de François Ameye, directeur Environnement pour le Groupe Métal primaire Québec. «Au cours de ces études, affirme M. Ameye, Alcan a l'intention de consulter les personnes et les groupes intéressés afin d'expliquer le projet et de recueillir les préoccupations pour les intégrer à l'étude environnementale. D'ailleurs une première consultation s'est déroulée en 1997 sur un projet de traitement de la brasque usée présentée par un consortium de partenaires. D'autres rencontres sont prévues afin de partager les résultats des études.»
Procédé LCLL
Le projet qui fera l'objet des études concerne une usine d'une capacité de 80 000 tonnes par année, utilisant le procédé hydrométallurgique LCLL développé par le Centre de recherche et de développement Arvida. Située au Complexe Jonquière d'Alcan, l'usine de traitement de la brasque usée créerait une trentaine d'emplois directs et nécessiterait un investissement d'environ 130 millions $.
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